Rémy Daillet sentenced to six years in prison for kidnapping
Rémy Daillet, the leader of a far-right group, has been sentenced to six years in prison. He was found responsible for the 2021 kidnapping of an eight-year-old girl named Mia.
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L’instigateur d’un groupuscule d’ultradroite, Rémy Daillet, responsable de l’enlèvement de la petite Mia en 2021, a été condamné, jeudi 15 octobre, à une peine de six ans de prison, avec maintien en détention, par le tribunal correctionnel de Paris.
Des peines, pour la plupart aménageables sous bracelet électronique, ont été prononcées contre 13 autres prévenus. Quant à Robert K., qui vit aux Etats-Unis et n’était pas présent à l’audience, il a été condamné à deux ans de prison avec mandat d’arrêt. Lola M., la mère de Mia, la fillette enlevée par plusieurs prévenus, a été condamnée à deux ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis probatoire, assortis d’une obligation de soins.
Le Parquet national antiterroriste (PNAT) avait réclamé une peine de sept ans de prison, assortie d’une période de sûreté des deux tiers, pour Remi Daillet, et des peines allant de un an avec sursis simple à cinq ans ferme avec mandat de dépôt à l’encontre de ses 14 coprévenus, poursuivis notamment pour association de malfaiteurs terroriste ou encore soustraction de mineur. Une peine de trois ans de prison dont dix-neuf mois avec sursis avait été demandée contre Lola M.
Dans un réquisitoire de plus de quatre heures, le PNAT avait cherché à démontrer la structuration de ce réseau clandestin d’ultradroite, né du « basculement » derrière leur écran de 14 personnes happées par les vidéos de Rémy Daillet, qui a fait preuve d’une « manipulation stupéfiante à distance » pendant la crise sanitaire de 2020. Tous ont adhéré à une « idéologie violente » dont les « actes préparatoires » étaient destinés à « créer la terreur » et la « soumission aux idées du mouvement », avait résumé le ministère public.
Des militaires, un professeur de physique-chimie, un intermittent du spectacle, un coach sportif ou encore des retraités, âgés de 28 à 74 ans, ont défilé pendant trois semaines et demie à la barre, apparaissant isolés et vulnérables derrière leur écran au moment de leur adhésion au mouvement.
Lors de ses derniers mots, une tirade de vingt minutes, Rémy Daillet s’est « réjoui » d’avoir pu s’exprimer « sans duplicité » et « quitte à déplaire » tout au long des débats, confirmant ainsi le narcissisme mis en lumière par les expertises, dont l’une a conclu à une altération de son discernement au moment des faits, reconnue par le tribunal. La première expertise estimait qu’il avait mis son « intelligence » « au service de la manipulation », signe d’un dysfonctionnement de sa « perception du monde ». La seconde évoquait des « troubles psychiques » ayant « altéré son discernement », chez une personnalité « proche du type borderline », « hermétique » à l’introspection.
L’ancien chantre de l’école à la maison, théoricien de l’enlèvement d’enfants, qu’il avait rebaptisé « restitution », avait également conseillé à la mère de Mia d’écrire « une lettre manuscrite à sa fille », « un très bon outil de réparation », selon lui.
Visiblement très affectée par le portrait de mère défaillante dressé contre elle, Lola M. a quitté à plusieurs reprises la salle d’audience pendant les débats. « Sa volonté n’était pas de séquestrer [sa fille], mais de vivre avec elle dans la plus grande liberté », avait plaidé son avocate, Sophie Janois, qui a rappelé les violences conjugales commises par le père de Mia et le passé d’ancienne héroïnomane de sa cliente. « Il est temps de lui permettre d’être libre, elle a déjà subi la peine capitale, elle est privée de ses enfants », avait-elle conclu.
Les dissensions et désillusions de plusieurs membres du groupuscule ont émergé pendant les débats, laissant apparaître, selon la défense, une bande de « pieds nickelés », repeinte par l’accusation « en dangereuse menace pour la société française ».
L’ancien chef de la propagande du mouvement, Adrien B., qui effectuera sa peine sous bracelet électronique, a admis s’être fait « retourner le cerveau » par Rémy Daillet, résumant ses troupes à une bande de « retraités », d’« alcoolos » ayant « des problèmes psy ».
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Rémy Daillet, instigateur d’un groupuscule d’ultradroite, condamné à six ans de prison
Rémy Daillet était responsable de l’enlèvement de Mia, 8 ans, en avril 2021.
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Selon le tribunal qui l’a condamné jeudi 15 octobre, il a profité de la « déstabilisation psychologique provoquée par la crise sanitaire » et de « la colère générée par les mesures gouvernementales » pour « mobiliser sur son projet terroriste ».
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